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La Jeune Garde à Waterloo

C’est avec des effectifs complets que nos jeunes conscrits ont pris la route de Waterloo en ce matin de mars. Arrivés de bonne heure sur le champ de bataille les contingents carolos allaient rapidement devoir se rendre à l’évidence : un vent glacial et une fine neige dignes de la retraite de Russie allaient rendre les conditions de match difficiles. Il en faudrait cependant plus pour que le Black Star sonne la retraite. Les troupes en présence allaient donner du fil à retordre à nos brigades : l’Asub disposait de la connaissance du terrain, Mons avait fait le déplacement en nombre, le Kibubu n’était pas en reste, Leuven venait défendre les couleurs du département de la Dyle alors que la British School représentait les forces coalisées.

Nos plus jeunes recrues, sous les ordres du maréchal Métillon et de son aide de camp Nys, allaient rapidement ouvrir le feu. Pressés par le temps, ils allaient enchaîner les actions sans discontinuer. 5 matchs d’affilée. Voilà un fameux baptême du feu ! C’est avec vaillance que la compagnie U8 a résisté pour finalement emporter deux victoires qu’ils pourront fièrement arborer sur leur drapeau.

Du côté des compagnies du centre, emmenées par le colonel Thibaut, il fallut faire preuve d’ opiniâtreté. L’Asub et Mons lancèrent leur compagnies d’élite à l’assaut des positions tenues par les Carolos. Bien que résistants, ceux-ci finirent par céder sous le feu de l’artillerie adverse, non sans leur avoir causé quelques dommages ne perdant que d’un point contre ces deux adversaires de taille. Venait alors l’heure de rencontrer les red jackets de la British School. Piqués au vif par leur précédentes escarmouches, les U10 se jurèrent que les loyaux sujet de sa majesté ne leur referaient pas le coup de Trafalgar. Et c’est sur une victoire que les Carolos terminèrent leurs matchs de poule. Malgré deux défaites, ceux-ci se retrouvaient deuxième de leur groupe tant la bataille était indécise. C’est finalement au nombre de coups portés à l’adversaire que les U10 gagnèrent leur galons avant de pouvoir s’engager dans la bataille finale. Ils devaient y rencontrer le contingent de réserve de l’Asub dans un âpre combat. Se lançant au pas de charge vers les lignes ennemies, les noir et blanc occupèrent le terrain durant toute la partie. L’Asub, de son côté, faisait mouche à trois reprises sur des contre-attaques par le flanc. Décidés à vendre cher leur peau la division Black Star collait au score, son artillerie pilonnant les bastions des locaux. A trois reprises ils crurent prendre l’avantage mais c’était sans compter sur l’œil sagace de l’arbitre qui refusa ses trois tentatives pour finalement mettre fin aux combats sur le score de 4 à 3 en faveur de l’Asub.

Les grognards des généraux Vanderlinden et Vercammen avaient quant à eux été envoyés à quelques kilomètres de là sur le front du Berlaymont. Comme a pu nous le rapporter le capitaine Lemaire, c’est avec courage que les vieux briscards de l’école de jeunes affrontèrent leurs ennemis du jour. Essuyant un feu nourri de contingents adverses, avec pour but d’éviter la Bérézina, ils finirent par resserrer les rangs pour se lancer dans l’ultime bataille. Le mot d’ordre était clair : « Le Black Star meurt mais ne se rend pas ! » Les noir et blanc formèrent donc le carré pour contrer Mons. Ils finirent cependant par céder, non sans avoir percé les lignes montoises à deux reprises.

Comme le disait un caporal dont l’histoire n’a pas retenu le nom :  « On ne peut pas faire semblant d’être courageux. » et cela, nos jeunes nous l’ont encore prouvé ce samedi en s’engageant dans chacun de leurs matchs. La victoire n’est pas une fin en soi, ce qui compte, c’est le progrès de nos joueurs et l’État-Major tout entier se réjouit de voir ses troupes prendre de l’assurance et proposer un meilleur rugby à chaque tournoi.


Enfin, on ne saurait omettre le rôle primordial de nos cantiniers et vivandières qui sont de tous les déplacements pour supporter nos vaillants soldats, leur apporter du réconfort et les rations de survie entre chaque bataille.

Photo : Benoit Gallez

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